Introduction
Le VTT, sport ou loisir ?
De
la compétition de descente aux simples promenades familiales,
la pratique du VTT décline toutes les sensations, cultive
tous les styles et rassemble les générations.
Quelle récompense au bout du chemin lorsqu’on dresse
le bilan d’une de ces folles cavalcades entre monts et vallées
où l’on se donne l’illusion quelques heures durant
de maîtriser un espace sans limite ! Contractures, tétanies
ou douleurs diverses pourront bien sûr atténuer au
final le plaisir de ces journées conquérantes, sans
même évoquer la traîtrise d’une chute malencontreuse,
heureusement rare.
Mais il restera surtout dans les esprits une sérénité
que seul apporte l’effort physique dans des paysages naturels
sans cesse renouvelés, où la découverte est
le thème récurrent.
Voilà pour les itinéraires au long cours, ceux où
l’on part de grand matin pour surprendre l’éveil
du jour encore frileux sous les premières caresses du soleil.
Mais bien sûr, nul besoin d’être expert ou champion
pour goûter à la joie de pédaler sur les pistes
ou les chemins forestiers, quand une douce déclivité
engage à progresser sans être sanctionné par
une hausse exagérée du rythme cardiaque. Les jeunes,
friands de vitesse et aptes à de surprenantes prouesses sur
leur monture fringante, y étonneront bien vite les parents
par leur célérité prometteuse.
Aux débutants comme aux experts, un principe s’impose
afin de garantir l’agrément et la sécurité
de tous les utilisateurs, celui du partage équitable de l’espace
naturel avec à la clé une logique priorité
aux randonneurs pédestres et équestres, plus lents
et donc plus vulnérables que la gent “vététiste”.
Un grand choix de destinations
A
tous les étages, la nature est là : dès qu’on
s’élève au-dessus du littoral urbanisé
de la Côte d’Azur, étiré en longueur de
Théoule-sur-Mer à l’Ouest jusqu’à
Menton à l’Est, on rencontre aussitôt des paysages
naturels où il fait bon pédaler, dégagé
des contingences de la circulation automobile.
Les pistes forestières offrent bien sûr leur large
support roulant, et leur déclivité modérée
: on peut y circuler de front en échangeant des impressions
ou en rivalisant de vitesse en famille.
Mais les sentiers ou les chemins muletiers sauront aussi séduire
le “vététiste” avec leurs tracés
tortueux, au revêtement souvent feutré, qui se glissent
au fin fond des forêts, escaladant crêtes et cols, franchissant
vallons et rivières.
La sélection des 30 circuits présentés dans
ce guide n’a pour ambition que de donner aux amateurs de VTT
des idées de parcours dans les différents massifs
qui forment l’entité “Alpes-Maritimes”.
Cette sélection a été élaborée
sur la base de critères techniques compatibles avec une pratique
“tout public” ; la majeure partie des itinéraires
emprunte des viabilités larges et commodes (routes secondaires,
pistes forestières ou agricoles, chemins muletiers).
A chacun ensuite en fonction de son niveau et au gré de
son envie d’imaginer des circuits originaux, de débusquer
les petites boucles, les descentes audacieuses, les liaisons inter-vallées
ou les traversées d’envergure que recèlent à
l’infini collines azuréennes, plateaux du moyen pays
ou cimes du Mercantour. |