Sécurité
L'orientation
Savoir s'orienter, se repérer, constitue
sur le terrain l'exigence première ; lire une
carte au 1 :25 000e, se diriger à la boussole, utiliser
un altimètre
doivent paraître aussi naturel que de marcher.
La complexité du
relief et l'évolution
dans un milieu tout à tour sauvage ou urbanisé rendent
l'orientation parfois malaisée, inconvénient
que la signalétique départementale directionnelle
contribue à pallier au mieux.
Mais le système
de balisage a des limites (densité) et des imperfections
(dégradations)
qu'il faut pouvoir dépasser grâce à sa
propre autonomie d'interprétation.
Les intempéries
Parfois violents et imprévisibles, les orages
méditerranéens
s'abattent sans sommation sur nos massifs. Leur caractère
subit et dévastateur doit être prévenu
par un respect de l'horaire (partir plutôt
le matin) et une consultation préalable de la météo.
Surveiller
l'évolution météorologique,
agir en fonction de la dégradation du temps, telle
doit être
la préoccupation permanente du randonneur. Le brouillard
n'épargne pas le pays côtier et la moyenne
montagne, et certains reliefs pourront être sérieusement
accrochés
selon les saisons, les vallées et l'altitude.
L'enneignement
Persistant en juin, et même en juillet
selon les années
au-dessus de 2 500 m, il se matérialise
surtout sous forme de névés comblant
les hauts vallons orientés
Nord ou Ouest.
Une prudence particulière
devra être observée
durant la traversée des névés,
car la neige durcie ne pardonne aucun faux-pas.
Aussi crampons et piolet sont-ils
des instruments souvent utiles en début d'été.
La météo
Avant toute sortie en montagne, il est conseillé de
s'informer
sur les prévisions météorologiques
en appelant le répondeur départemental
de Météo
France.
Cela permettra d'éviter certaines
déconvenues
et d'adapter ses déplacements et ses
horaires en fonction de la situation climatique.
Météo Montagne : 08 92 68
02 06
Si la plupart des
parcours décrits dans le guide Pays côtier
peuvent être entrepris en toute saison, il
est évident
qu'il faudra tenir compte des circonstances
exceptionnelles : seront donc à éviter
les périodes neigeuses
qui intéressent parfois les reliefs côtiers
en milieu d'hiver autant que les phases caniculaires
de juillet-août.
Un autre élément
peut venir contrarier l'agrément
des randonneurs et menacer leur sécurité,
c'est
le vent générateur des incendies
de forêt ;
on s'abstiendra donc de pénétrer
dans les massifs boisés les jours de mistral
notamment.
La chasse
Activité ancestrale très prisée des
autochtones, la chasse concerne essentiellement la saison automnale
et on veillera
donc à observer de septembre à décembre
les règles du plus élémentaire
bon sens : revêtir
des tenues voyantes, ne pas s'écarter
des sentiers balisés que les chasseurs
connaissent, se manifester de façon
sonore au moindre doute... Des panneaux
provisoires apposés lors des battues
(sanglier notamment) préviennent
les randonneurs d'un danger particulier
sur les itinéraires
pédestres.
La cartographie
Illustration fidèle des itinéraires
balisés
et de la signalétique, la
série
TOP25 (échelle
: 1 :25 000e) coéditée
par l'Institut géographique
national et le Conseil général
constitue l'outil
le plus performant pour évoluer
sur le terrain. La précision
de ces cartes (1 cm = 250 m sur
le terrain), leur degré de
renseignement et leur personnalisation
rendent leur usage incontournable.
• Deux d'entre elles
(Nice-Menton et Cannes-Grasse)
concernent le
pays côtier des Alpes-Maritimes
et compléteront
utilement les schémas illustrant
les parcours décrits
dans le guide.
• Huit d'entre
elles (haute Siagne, haut Estéron,
vallée de l'Estéron,
moyen Var, moyenne Tinée,
vallée de la Vésubie,
vallée de la Bévéra,
vallée de la Roya) concernent
le moyen pays des Alpes-Maritimes.
• Sept d'entre elles (haute
vallée du Var, haut Cians,
haute Tinée 1 et 2, moyenne
Tinée, vallées
de la Vésubie et de la Roya)
concernent le haut pays des Alpes-Maritimes.
Le pastoralisme
• Respecter les pâturages
qui traditionnellement ne sont
pas clôturés dans
les Alpes.
• Ne dérangez
pas les troupeaux, arrêtez-vous
pour les croiser ou contournez-les
sans les effrayer.
• Attention !
Depuis le retour du loup dans le
Mercantour, un
certain nombre
de troupeaux
sont
gardés par des chiens bergers
des Pyrénées (gros
chiens blancs).
Ces chiens attaquent
tout animal ou individu qui approche
du troupeau.
Si le berger
n'est pas présent
sur les lieux, la plus grande prudence
s'impose.
Le sentier littoral
Sous un aspect la plupart du temps
paisible, la Méditerranée
cache un autre visage dont
la traîtrise représente
un réel danger : coups
de mer subits d'une extrême
violence s'abattent alors
sur le littoral et submergent
certains passages du fameux « sentier
des douaniers ».
On aura donc soin de respecter
le panneautage de prévention
mis en place par les communes en cas de tempête et de ne
pas s'aventurer autour des caps par fort vent d'Est
ou d'Ouest.
S.O.S. MONTAGNE
Sifflet d'alarme
En montagne munissez-vous d'un sifflet,
afin qu'éventuellement
en cas de péril
ou d'accident,
on puisse vous
repérer
et vous porter
secours :
• Sifflez
2 coups
brefs consécutifs
• Toutes les 10 à 15 secondes |